2014-09-12

Je ne lis pas quand je suis enrhumé

Même les plus grands ont leurs manies, alors il est temps d'assumer les miennes !



Avant d'ouvrir un livre, c'est toujours les mêmes gestes, toujours. D'abord je lis la quatrième de couverture puis surtout, j'effeuille les pages devant mon nez pour en sentir l'odeur.
Certains livres sentent le vieux papier, le vieux grenier plein de moisi, mais qui recèle de trésors à découvrir. Ils rappellent ces dimanches après-midi chez les grand-parents, quand nous partions à l'aventure dans la maison et que nous mettions la main sur des bribes d'enfance de nos parents, des vieux jouets, des anciennes bd...
D'autres livres sentent le neuf, l'odeur de l'imprimerie, de l'encre à peine sèche. Le parfum du modernisme, de la création.
Chaque livre est différent, et chaque odeur est une promesse de ce qu'il contient. Alors ça fait un peu œnologue, écrit comme ça, mais pas du tout, ou alors maître de chai chez La Villageoise... Parce que la plupart du temps, l'odeur n'a rien à voir avec le contenu ! J'ai emprunté un exemplaire du Parfum de Patrick Süskind à la bibliothèque et l'exemplaire avait bien tourné, ça puait le mort là-dedans ! Et puis à la Fnac, j'adore sentir les pages des œuvres complètes de Marc Lévy, c'est étonnamment neuf et rafraîchissant !
En tout cas, quel que soit le parfum qu'exhalent les pages des livres, et même quand la lecture est décevante au final, ce court préliminaire me laisse imaginer le potentiel de plaisir qui m'attend et ça c'est chouette !
(déçu par ma chute ? Alors rapproche-toi de ton ordinateur et console-toi en prenant une grosse bouffée de l'odeur de ton écran)

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